Voler avec le 435e Escadron : une expérience centenaire
- millerheather
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Dernière mise à jour : il y a 1 heure
Texte rédigé par Ron Lapp
Le 1er avril 2024 marquait le 100e anniversaire de l'Aviation royale canadienne (ARC), une organisation fière de son histoire et très présente à Winnipeg. Parmi ses unités clés figure le 435e Escadron de transport et de sauvetage, basé à la 17e Escadre Winnipeg, qui joue un rôle essentiel dans les opérations de recherche et de sauvetage (SAR) à travers le Canada.

Ayant travaillé en étroite collaboration avec l'aviation militaire au cours de mes 36 années de carrière au sein de Transports Canada, j'ai toujours admiré l'ARC. Dans les années 1990, j'ai eu la chance de voler avec les Snowbirds, à bord d'un CF-18 Hornet, et à bord d'un CC-130 Hercules avec le 435e Escadron. À l'approche du centenaire de l'ARC, j'espérais vivre une autre mission avec le 435e Escadron et partager l'évolution des choses au cours des trois dernières décennies.
Après des mois de coordination avec la 17e Escadre Winnipeg et la 19e Escadre Comox, mon heure est enfin venue en juillet 2024. La mission consistait en un exercice d'entraînement SAR au nord de Winnipeg, comprenant des schémas de recherche sur terre et sur mer, des largages de ravitaillement et des sauts en parachute par des techniciens SAR (SAR Techs).
Le 31 juillet, j'ai rejoint l'équipage au hangar 16 pour le briefing matinal, qui portait sur l'état des avions, les objectifs de la mission et les conditions météorologiques. Notre équipage CC-130 Hercules comprenait des pilotes, un mécanicien navigant, un officier des systèmes de combat aérien, un chef de chargement et deux techniciens SAR. Le professionnalisme et le travail d'équipe dont ils ont fait preuve pendant le briefing ont donné le ton pour la journée.

Après avoir décollé de la piste 36, nous avons volé jusqu'à Gimli pour nous entraîner à effectuer des manœuvres de recherche avant de nous diriger vers le lac Winnipeg.
Je me suis levé après le décollage et je me suis avancé pour observer les pilotes qui se préparaient à s'entraîner à effectuer des manœuvres de recherche alors que nous approchions de Gimli. Le cockpit et le nez du C-130 sont dotés de nombreuses fenêtres et la vue vers l'avant est spectaculaire. L'autre chose qui m'a sauté aux yeux, c'est l'incroyable niveau de travail d'équipe et de coordination qui règne dans le cockpit. Cela était particulièrement évident lors de cette mission, car un ingénieur de vol supplémentaire et un ACSO en formation étaient présents. L'avant de l'appareil était un peu encombré pour cette mission, car sept personnes se trouvaient dans la partie avant, alors qu'il n'y en a normalement que quatre.
Après avoir suivi le schéma de recherche au-dessus des terres près de Gimli, nous avons mis le cap vers l'est pour effectuer des exercices au-dessus du lac Winnipeg. Un petit bateau de la Garde côtière se trouvait dans l'eau et notre Hercules s'est aligné pour effectuer de nombreux passages au-dessus du bateau afin de s'entraîner à larguer des marqueurs fumigènes et des trousses de sauvetage en mer. Je m'étais installé dans le siège d'observation des recherches, j'avais bouclé ma ceinture, puis j'ai regardé le responsable du chargement et les techniciens SAR s'entraîner à lancer des balises et à larguer des kits de sauvetage en mer (SRK) par la porte arrière ouverte. Ils travaillaient dur et c'était fascinant de voir avec quelle précision l'équipage parvenait à larguer les balises et les SRK près du bateau de la garde côtière.
Once all the markers and SRKs had been dropped, the SAR Techs got their parachutes and wet suits on and got ready to jump out of the back of the aircraft. The amount of equipment they were wearing as they headed to the ramp at the back of the aircraft was truly impressive. Within a few seconds, they had jumped and following their landing, would be getting picked up by the CCG boat along with the markers and the SRKs that had been dropped earlier.
Une fois tous les marqueurs et SRK largués, les techniciens SAR ont enfilé leurs parachutes et leurs combinaisons de plongée et se sont préparés à sauter de l'arrière de l'avion. La quantité d'équipement qu'ils portaient alors qu'ils se dirigeaient vers la rampe à l'arrière de l'avion était vraiment impressionnante. En quelques secondes, ils avaient sauté et, après leur atterrissage, ils seraient récupérés par le bateau de la GCC avec les marqueurs et les SRK qui avaient été largués plus tôt.
Cette expérience a mis en évidence l'évolution technologique depuis mon premier vol – les systèmes de navigation modernes et les outils numériques dominent désormais le poste de pilotage –, mais la mission fondamentale reste inchangée : sauver des vies. Alors que le CC-130 Hercules sera bientôt remplacé par le CC-295 Kingfisher, ce vol a été un rappel poignant de l'héritage du Hercules dans les opérations de recherche et sauvetage au Canada.
Les opérations de recherche et sauvetage au Manitoba sont entre de bonnes mains avec le 435e Escadron, « The Chinthes ». Je tiens à remercier sincèrement les officiers et les membres d'équipage qui ont rendu cette expérience inoubliable possible.


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